L’accident de la rue Voltaire

Lundi 23 juillet 2012

 

Aujourd’hui il m’est arrivé quelque chose de bizarre, je flânais comme à mon habitude dans mon magasin de vêtements favoris et j’hésitais entre ce petit haut bleu turquoise ou ce chemisier à rayures rouge et blanche. Quand soudain mon regard se posa sur une personne qui me tournait le dos et là j’ai eu le flash d’un accident de voiture, la vision était très forte et je me mis à trembler.

Tant pis si cette personne allait me prendre pour une folle.

Je lui dis en lui tapotant sur l’épaule “faites attention à vous si vous prenez le volant”.

La pauvre femme me regarda avec des yeux écarquillés et s’écarta de moi sans un mot. Je n’aurai peut être pas dû intervenir de cette façon mais c’est mon côté naturel, imprévisible. Pour ma part je me sentais soulagée de l’avoir prévenue.

Mardi 24 juillet 2012

Debout de bonne heure et toujours hantée par la vision de la veille, je me dépêchais pour aller acheter le journal. Mon cœur fit un bon dans ma poitrine un article relatais un accident qui avait eu lieu la veille en fin d’après midi, deux femmes avaient été transportées à l’hôpital mais leur vie n’était pas en danger. Je me posais la question de savoir si c’était la personne que j’avais interpellée la veille dans le magasin ? Ma curiosité me poussa à me rendre à l’hôpital, il fallait que je sache.

En arrivant dans le couloir qui menait à leurs chambres, je croisais la femme du magasin, elle me regarda avec étonnement, me pris dans ses bras en pleurant et me remercia de l’avoir prévenue. Si je n’avais pas osée l’aborder elle serait montée à l’avant côté passager et vu l’état de la voiture cet accident aurait pu lui coûter la vie. Elle avait prévenue ses amies, mais celles-ci en avaient bien rigolé “je reprend ma voiture,  tu ne vas quand même pas croire cette folle” ? Elle m’expliqua qu’elle s’était retrouvée à ce moment là dans une situation de choix et que quelque chose l’avait poussé à rentrer en bus.

En rentrant chez moi j’ai eu un sentiment de bien être mais à la fois aussi d’angoisse, mes visions me faisaient peur et pourtant ce message a certainement sauvé la vie de cette femme. Comment est-ce possible ? Je ne peux pas dire que j’ai été influencée par quelque chose la concernant, elle était étrangère à ma vie.

© 2018 Pascale Lebeur